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Echauffement

Bruxelles
Musées des Beaux-Arts
04/29/2009 -  
Johann Sebastian Bach: Sonates pour violon seul n°1 (Adagio, Fuga), BWV 1001, et n°2 (Grave, Fuga), BWV 1003
Niccolo Paganini: Caprices, opus 1 n°2, 10, 11, 13, 14, 17, 20 et 24
Eugène Ysaÿe: Sonate pour violon seul n°6

Vineta Sareika, Jolente de Maeyer, Nadja Nevolovitsch, Hrachya Avanesyan, Leonid Smorguner, Nikita Borisoglebsky (violon)





La saison des concerts de midi aux Musées des Beaux-Arts se conclut sur la présentation de six des quatre-vingt-trois candidats admis au prochain Concours Reine Elisabeth dont la première épreuve débute le 4 mai. Tous élèves de la Chapelle, ils présentent un bref programme d’œuvres pour violon seul de Bach, Paganini et Ysaÿe, incontournables de tout concours.


La lourde tâche d’ouvrir la marche échoit à Vineta Sareika, d’origine lettone. Cette violoniste a acquis une certaine notoriété en Belgique, en particulier grâce à un très beau disque chez Fuga Libera. Elle peine toutefois à convaincre dans l’Adagio et la Fugue de la Première Sonate de Bach qui souffre d’une sonorité étonnement ingrate et d’un jeu crispé.


Jolente De Maeyer représentera la Belgique le mois prochain, avec Lorenzo Gatto. Son Deuxième Caprice de Paganini rachète quelque peu son Bach (Grave et Fugue de la Deuxième Sonate) où elle se montre en petite forme (trou de mémoire et imprécisions).


Née à Saint-Pétersbourg, formée en Allemagne et au Conservatoire royal de Bruxelles, Nadja Nevolovitsch livre quant à elle une prestation probante. Dans l’Adagio de la Première Sonate de Bach ainsi que dans les Deuxième, Dixième et Vingtième Caprices de Paganini, elle témoigne d’une grande maîtrise de l’instrument et d’une véritable personnalité musicale.


L’Arménien Hrachya Avanesyan confirme son énorme talent, déjà évoqué en nos colonnes (ici et ici). Dans les Treizième, Vingtième et Vingt-quatrième Caprices de Paganini, ainsi que dans la Sixième Sonate d’Ysaÿe, sa stupéfiante aisance technique, sa liberté et sa sonorité font mouche. A cela s’ajoute une fluidité que l’on ne retrouvait que ponctuellement chez les candidates précédentes. Le public, qui aura sans doute fait un rapprochement avec Sergey Khachatryan, lui réserve de chaleureux applaudissements.


Leonid Smorguner, un des dix candidats russes, s’est déjà produit dans la même salle en janvier. Perturbée par une puissante et longue sonnerie de téléphone portable, sa brève mais convaincante prestation (Quatorzième et Dix-septième Caprices de Paganini) offre un contraste saisissant avec celle de l’Arménien, plus fougueux.


Nikita Borisoglebsky, russe lui aussi, a remporté le deuxième prix du Concours Tchaïkovsky de Moscou en 2007. Il a retenu pour l’occasion les Deuxième et Onzième Caprices ainsi que, de nouveau, la Sixième Sonate d’Ysaÿe. Son jeu particulièrement intense, moins impressionnant mais aussi profond que celui d’Avanesyan, laisse bien augurer de la suite.


Les concerts de midi reprendront le 30 septembre avec, à l’affiche, le Quatuor Danel, Pierre Lénert et Marie Hallynck dans des œuvres de Brahms et Strauss.



Sébastien Foucart

 

 

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