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Symphonie et concerto de poche Lozère Le Malzieu-Ville (Place des Ursulines) 08/06/2026 - Johannes Brahms : Symphonie n° 3, opus 90
Max Bruch : Concerto pour violon n° 1, opus 26 Alexandre Pascal (violon)
Orchestre des Rencontres musicales du Malzieu, Dylan Corlay (direction)
Affluence un peu moindre que la veille pour ce deuxième concert en plein air : dommage, car ce fut une soirée sans doute encore plus réussie. La règle du jeu demeure inchangée : un orchestre réduit à un représentant de chaque instrument à vent, un timbalier et un quintette ; des arrangements plutôt futés de Pierre‑Olivier Schmitt ; une sonorisation remarquablement réalisée par Guillaume Jay, qui ne dénature pas le timbre des instruments.
On a quand même un peu d’appréhension en attendant les premiers accords de la Troisième Symphonie (1883) de Brahms : cela va‑t‑il fonctionner avec un effectif aussi restreint ? Il y a certes parfois une impression de kiosque à musique, de super‑Octuor de Schubert ou de Symphonie de chambre de Schönberg, et il est difficile de nier qu’on manque de cordes, car l’amplification, pour indispensable, ne produit pas un effet de nombre. Mais les mouvements centraux sont très réussis, fluides, délicats et sensibles sous la direction de Dylan Corlay, qui donne ensuite beaucoup de flamme et de mordant au finale.
En seconde partie, dans le Premier Concerto (1866) de Bruch, Alexandre Pascal est lui aussi sonorisé : il est donc impossible d’apprécier tous les paramètres de sa prestation, qu’il s’agisse de la puissance voire de la sonorité, tandis que l’orchestre est quelque peu relégué au second plan. Les choses démarrent plutôt bien : très investi dans le Prélude, le violoniste fait fort bien chanter son instrument dans l’Adagio mais, s’il a jusqu’alors franchi sans dommage la plupart des obstacles de la partition, semble avoir du mal à venir à bout de l’Allegro energico final, pourtant abordé avec prudence dans un tempo assez retenu.
La brièveté du programme est compensée par deux bis, où Alexandre Pascal demeure soliste pour Cinema Paradiso (1988) de Morricone mais s’assied et rejoint les musiciens pour une Cinquième Danse hongroise (1869) de Brahms particulièrement ludique.
Simon Corley
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