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Feu d’artifice final Cahors Aujols (Eglise Saint-Jean-Baptiste) 07/26/2025 - Gustav Mahler : Mouvement de quatuor
Felix Mendelssohn : Trio avec piano n° 1, opus 49
Johannes Brahms : Quatuor avec piano n° 1, opus 25 Amici della Musica : Sergey Levitin (violon), Elizabeth Wallfisch (alto), Raphael Wallfisch (violoncelle), Simon Callaghan (piano)
 S. Levitin, S. Callaghan, E. & R. Wallfisch (© Alain Ramahefarivony)
Pour le troisième et dernier concert des Heures musicales d’Aujols, aux deux partenaires de la veille, Raphael Wallfisch et Simon Callaghan, se joignent l’épouse du violoncelliste, Elizabeth Wallfisch, à l’alto, et Sergey Levitin, concert master de l’Orchestre de l’Opéra royal (Covent Garden). C’est ainsi une reconstitution partielle de l’ensemble Amici della Musica que forment les époux Wallfisch avec le violoniste Philippe Graffin et le pianiste Piers Lane, pour un programme somptueux associant des œuvres de compositeurs pas encore trentenaires, le plus âgé étant d’ailleurs celui qui avait été le plus précoce des trois.
Très belle idée que de commencer ainsi par le Mouvement de quatuor (1876), qui allait rester la seule œuvre de musique de chambre d’un Mahler alors âgé de seulement 16 ans. Tout en regrettant un équilibre assez défavorable au piano dans les forte, on identifie d’emblée le violon extrêmement fiable et précis de Sergey Levitin, tandis que le vif engagement des interprètes illustre remarquablement les souffrances du jeune Mahler.
Dans le Premier Trio avec piano (1839) de Mendelssohn, on admire successivement l’inlassable énergie et le flux irrésistible du Molto allegro agitato (joué sans la reprise), le dialogue entre l’expression contenue du violon et le lyrisme plus expansif du violoncelle dans l’Andante con moto tranquillo, le caractère aérien et la mise en place impeccable du Scherzo, puis l’élan conquérant vers l’éclaircie conclusive du Finale.
En seconde partie, le Premier Quatuor avec piano (1861) de Brahms bénéficie d’un meilleur équilibre entre le piano et les cordes : est‑ce parce que l’alto et le violoncelle ont échangé leur place, ce dernier se trouvant désormais devant le couvercle du piano ? Toujours est‑il que les quatre musiciens n’exagèrent pas les emportements romantiques du vaste Allegro initial (également privé de reprise) et maintiennent dans l’Intermezzo qui suit une parfaite fluidité tant dans le déroulement du propos que dans les échanges entre pupitres. L’Andante con moto chante avec une belle générosité avant de s’ébrouer joyeusement et fièrement dans la marche centrale. Mais chacun attendait bien sûr le spectaculaire Rondo alla Zingarese final, qui a comblé les attentes du public avec une succession rhapsodique d’épisodes contrastés, sans précipitation jusqu’à une coda, comme il se doit, survoltée.
Le site de Sergey Levitin
Le site de Raphael Wallfisch
Le site de Simon Callaghan
Simon Corley
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