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Des Noces connues

Madrid
Teatro Real
09/15/2014 -  et 17, 18, 19, 21, 22, 23, 25*, 26, 27 septembre 2014
Wolfgang Amadeus Mozart: Le nozze di Figaro, K. 492
Luca Pisaroni (Le Comte Almaviva), Sofia Soloviy (La Comtesse), Sylvia Schwartz (Susanna), Andreas Wolf (Figaro), Elena Tsallagova (Cherubino), Helene Schneiderman (Marcellina), Christophoros Stamboglis (Bartolo), José Manuel Zapata (Basilio), Gerardo López (Don Curzio), Khatouna Gadelia (Barbarina), Miguel Sola (Antonio)
Coro titular del Teatro Real (Coro Intermezzo), Andrés Máspero (chef de chœur), Orquesta titular del Teatro Real (Orquesta sinfónica de Madrid), Ivor Bolton (direction musicale)
Emilio Sagi (mise en scène), Daniel Bianco (décors), Renata Schussheim (costumes), Eduardo Bravo (lumières), Nuria Castejón (chorégraphie)


A. Wolf, S. Schwartz, C. Stamboglis, H. Schneiderman
(© Javier del Real)



C’est déjà la troisième fois qu’on voit au Teatro Real la mise en scène d’Emilio Sagi des Noces de Figaro, une très belle version de cet opéra, très loin de Sellars, pas loin de Strehler. Mais cette fois-ci, les choses n’on pas marché avec la fluidité, l’agilité, la grâce des précédentes occasions, surtout la première (voir ici, ici et ici). Il n’est pas nécessaire de s’étendre longuement sur une production vue et revue à Madrid et ailleurs, qu’on peut trouver en DVD depuis longtemps. Mais il faut constater au moins deux choses. Est-ce la faute à Ivor Bolton et ses tempi et une possible compréhension rétive, sans trop sens de l’humour, de cette «folle journée»? On ne croit pas que les vertus de la mise en scène de Sagi se soient déjà fanées, même si les productions théâtrales s’étiolent plus vite que les atouts des maestros et des voix. De toute façon, la direction d’acteurs n’a jamais été le point fort de cette mise en scène.


Un constat: il semble que les mortieristes préparent déjà, à propos de cette production, un assaut contre l’équipe actuelle et contre ses incontournables antimortieristes – s’il en est – aussi nécessaires dans un pays comme il y a en tant: on a besoin d’un ennemi défini par un titre concret. Est-ce le début d’une nouvelle quoique petite querelle des bouffons. L’accusation: voilà le prélude d’une saison fade, c’est l’après-Mortier – disent les mortieristes; aussi fade que ces Noces. Un peu trop tôt, quand même. Mais les présumés antimortieristes ne répondent pas (encore). De l’avis général, personne n’est heureux avec ces Noces; tout au plus, entend-on: «ce n’était pas si mal que cela» (que ce qu’on avait entendu dire ou lu quelque part). Peut-être l’équipe a-t-elle réagi avec les critiques négatives du début, tant il est vrai qu’il faut venir à l’opéra quelques jours après la première, car les artistes sont mieux préparés.


Le spectacle vaut le déplacement avant tout pour les voix. Pas toutes, mais la plupart. Luca Pisaroni a été Figaro ici il y a quelques années, et maintenant il devient Almaviva. Lui, Sylvia Schwartz et le Cherubino de Tsallagova sont peut-être les plus réussis de la distribution en tant que voix et construction des personnages. Sans oublier le Figaro d’Andreas Wolf, un peu estompé (comme d’habitude quand la mise en scène se centre surtout sur le conflit Comte/Susanna).



Santiago Martín Bermúdez

 

 

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