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11/20/2006
Wolfgang Amadeus Mozart : Sonate n° 3, K.281 – Variations sur «Salve tu, Domine», K. 298 – Fantaisie, K. 397 – Sonate n° 8, K. 310 – Concerto pour piano n° 27, K. 595 - Concerto pour deux pianos, K. 365 (#)
Emil Gilels, Elena Gilels (#) (pianos), Orchestre Philharmonique de Vienne, Karl Böhm (direction)

Enregistré en 1970 en public à Salzbourg (K. 281, 298, 397 et 310) et à Vienne en 1975 (K. 595 et 365) – 58’34 et 59’02
Deutsche Grammophon 00289 477 6373


Ce double CD regroupe les enregistrements mozartiens réalisés par l’immense pianiste russe pour l’étiquette jaune.


Le premier CD est le reflet d’un récital donné par Gilels au Festival de Salzbourg dont il était un des habitués. Il faut hélas reconnaître que Gilels n’était pas dans son meilleur jour. Ses Sonates de Mozart sont bien sévères, plus Prussiennes qu’Autrichiennes. A l’exception des Variations, où Gilels trouve des accents et des rythmes schubertiens, les tempi et l’expression sont trop retenus.


Sans doute influencés par leur professeur commun, Heinrich Neuhaus, Gilels, ainsi que Sviatoslav Richter, font les reprises de l’exposition et du développement dans le premier mouvement de la Sonate K. 310. Au final, la structure de l’œuvre se trouve déséquilibrée. Plus de cinquante ans après sa disparition, Dinu Lipatti reste tout simplement insurpassable dans cette œuvre.


Cinq ans plus tard, Emil Gilels retrouve le chemin du studio pour jouer du Mozart. Différence fondamentale, il bénéficie de l’accompagnement de Karl Böhm et d’une Philharmonie de Vienne au meilleur de sa forme. Cette fois-ci, les tempi sont bien plus naturels. Dans ce qui est le dernier Concerto pour piano de Mozart, Gilels trouve le ton juste, à la fois grave et enjoué. Son phrasé en particulier dans l’énoncé du thème du troisième mouvement est un modèle du genre. Böhm ne se contente pas d’accompagner. Il trouve de superbes équilibres entre les vents et le piano qui sont trop souvent bâclés lorsque le pianiste double le chef. Couronnant ce coffret, le Double Concerto, est plein d’énergie et de joie, bénéficiant de l’entente père-fille. En musique comme ailleurs, bon sang ne saurait mentir.


Antoine Leboyer

 

 

 

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