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09/08/2026
« Complete works with clarinet vol. 2. On period instruments »
Wolfgang Amadeus Mozart : Sinfonia concertante pour instruments à vent en mi bémol majeur, K. 297b – Concerto pour clarinette en la majeur, K. 622

Nicolas Baldeyrou (clarinette), Gabriel Pidoux (hautbois), David Douçot (basson), David Guerrier (cor), Kölner Akademie, Michael Alexander Willens (direction)
Enregistré en février 2025 en l’Immanuelskirche, Wuppertal – 58’21
Alpha 1243 (distribué par Outhere) – Notice (en français, anglais et allemand) de Nicolas Baldeyrou





Avec ce deuxième disque, Nicolas Baldeyrou, clarinette solo de l’Orchestre philharmonique de Radio France, poursuit son exploration de l’œuvre mozartien destiné à son instrument, sur instruments d’époque.


Après un premier disque très convaincant, Baldeyrou s’attaque ici à deux chefs‑d’œuvre, à commencer par la Sinfonia concertante pour instruments à vent (1778) dans laquelle la clarinette, rejointe par un hautbois, un basson et un cor, dialogue harmonieusement avec un orchestre au fil de trois mouvements. Dès l’Allegro initial, on est ici totalement séduit par l’élan collectif (en dépit d’un orchestre un peu sec) qui irradie le jeu tout en dentelles entre solistes : les mélodies passent du hautbois à la clarinette, de la flûte au cor avec une fluidité et une musicalité constantes. Dans le deuxième mouvement, c’est surtout la figure du hautbois (magnifiquement tenu par Gabriel Pidoux) qui mérite des éloges avant que l’Andantino con variazioni n’offre une conclusion aussi virevoltante que joyeuse, chaque soliste s’illustrant de nouveau à tour de rôle, soutenu par un excellent soubassement orchestral.


Le Concerto pour clarinette (1791) ne séduit pas autant même si, pour le coup, l’orchestre est irréprochable de bout en bout : à l’évidence très attentif aux équilibres au sein de l’Académie de Cologne ainsi qu’à ceux entre celle‑ci et le soliste, Michael Alexander Willens dirige l’œuvre avec une présence indéniable, rappelant qu’un concerto est avant tout un dialogue et non un monologue ou la simple confrontation entre deux discours parallèles qui s’ignorent totalement. Là où nous sommes moins convaincus, c’est dans l’interprétation de Nicolas Baldeyrou. Irréprochable du point de vue technique, langoureux dans les registres medium et grave, on regrette à titre personnel sa tendance à ajouter ornementation sur ornementation (dans l’Adagio à 4’25 ou 4’57, dans le Rondo conclusif à 6’36, après en avoir également usé dans le premier mouvement). Certes, on peut comprendre qu’une énième version du concerto pour clarinette doive justifier son existence même tant les références sont légion mais pourquoi ne pas davantage se laisser guider par la seule partition, par sa simplicité (apparente), par son naturel (qui subit là, de fait, quelque accrocs) ? Inutile de vouloir virevolter de la sorte, le dernier mouvement étant là pour ça ! Des options qui, sans friser le mauvais goût fort heureusement, rendent donc cette version moins convaincante qu’on aurait pu l’espérer, la discographie existante n’étant de fait nullement perturbée par cette nouvelle arrivée discographique.


Le site de Nicolas Baldeyrou
Le site de Gabriel Pidoux
Le site de Michael Alexander Willens
Le site de l’Académie de Cologne


Sébastien Gauthier

 

 

 

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