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08/22/2026
« No.18––Il maestro di scuola »
Joseph Haydn : Symphonies n° 29, n° 55 et n° 56
Franciszek Lessel : Symphonie n° 5 : Finale. Molto presto

Kammerorchester Basel, Giovanni Antonini (direction)
Enregistré à Don Bosco Basel, Bâle (21‑25 mai 2023) – 76’29
Alpha 1092 (distribué par Outhere) – Notice (en anglais, français et allemand) de Giovanni Antonini et Christian Moritz‑Bauer





Avec ce nouveau disque (le dix-huitième de la série), Giovanni Antonini poursuit son intégrale symphonique Haydn, prévue pour durer jusqu’en 2032, soit l’année du tricentenaire de la naissance du compositeur.


La célèbre Cinquante-cinquième Symphonie, dite « Le Maître d’école », est l’œuvre la plus connue de ce disque mais aussi la moins intéressante. Non pas que l’interprétation qu’en donne le chef italien à la tête de l’Orchestre de chambre de Bâle soit neutre ou ennuyeuse (bien au contraire), les musiciens faisant preuve d’une dextérité et d’une réactivité irréprochables (les cors dans le dernier mouvement !), mais d’autres versions existent (Christopher Hogwood et Adám Fischer entre autres) et s’avèrent à notre sens plus passionnantes.


En revanche, voici sans doute la version de référence désormais de la Cinquante-sixième Symphonie : l’Allegro di molto inaugural est d’une énergie folle, le deuxième mouvement mettant en exergue des anches doubles (hautbois et basson) irréprochables. Mais surtout, comment ne pas se pâmer devant le Finale. Prestissimo, absolument magnifique, virevoltant de la première à la dernière note, l’orchestre se parant de ses plus beaux timbres et maniant l’humour haydnien (les traits du violon ou du violoncelle solo, la sonnerie du cor) avec une élégance et une joie communicative.


Si la Vingt-neuvième symphonie n’est sans doute pas la plus connue de Haydn, force est de constater que c’est une bien belle œuvre, que nous ne connaissions jusqu’alors que dans le cadre d’intégrales, la version Hogwood (L’Oiseau‑Lyre) nous semblant être la plus recommandable pour les amateurs d’instruments d’époque, Antal Dorati y étant également formidable mais, certes, dans un autre style : Giovanni Antonini rebat ici les cartes. Car nous voici aux prises avec une symphonie jouée sur les pointes, l’orchestre démontrant une virtuosité admirable (les cordes dans le dernier mouvement, d’une finesse difficilement surpassable, tous les détails étant audibles grâce à une prise de son de tout premier ordre), l’Andante étant joué pour sa part avec un sens des contrastes qui nous fait oublier la relative simplicité de la structure du mouvement.


Quant au complément (le final de la Cinquième Symphonie d’un certain Franciszek Lessel), il couronne un disque dont l’excellence nous fait attendre la suite avec une impatience non dissimulée.


Sébastien Gauthier

 

 

 

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