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08/22/2025
Johannes Brahms : Quatuors avec piano n° 2, opus 26, & n° 3, opus 60
Maria Nowak (violon), Katarzyna Budnik (alto), Yuja Okamoto (violoncelle), Krystian Zimerman (piano)
Enregistré à Lugano (juin 2021 et avril 2023) – 79’10’
Deutsche Grammophon CD 486 4650 (ou deux LP 486 4651)


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Cela fait exactement cinquante ans que Krystian Zimerman a remporté le Concours Chopin de Varsovie et mène une carrière principalement de récitaliste, avec une économie qui l’autorise à se concentrer sur son travail et de se permettre, ce que les pianistes qui courent le monde ne peuvent pas réaliser même s’ils en rêvent, de transporter, monter, démonter son propre piano pour être certain d’un confort de jeu qui permet de donner le meilleur de lui‑même.


Le pianiste polonais (et devenu suisse) semble développer aujourd’hui une activité chambriste qu’il pratique depuis l’enfance notamment en famille et qu’il n’a jamais abandonnée, notamment avec comme partenaire les violonistes Kyung‑Wha Chung, Kaja Danczowska et Gidon Kremer, cette fois avec des partenaires choisis avec qui cet enregistrement a été réalisé en deux étapes, juin 2021 et avril 2023 dans des conditions de studio (acoustiquement extrêmement favorables) au Teatre Arte e Cultura de Lugano (Suisse).


Citons ses partenaires : le violoncelliste japonais Yuya Okamoto, récemment coopté par le Quatuor Ebène, la Polonaise Maria Owak, ex‑premier violon de l’Orchestre du Festival Chopin créé en 2010 par Zimerman pour jouer les concertos de Chopin, et la Polonaise Katarzyna Budnik, premier alto de l’ensemble Sinfonia Varsovia.


Ces deux œuvres sont jouées avec une perfection instrumentale de tous les instants, qui peut paraître parfois un peu en retrait de leur essence romantique, mais toujours avec une recherche du meilleur équilibre instrumental. La qualité sonore est une constante et ne souffre aucune lourdeur ni exagération dans l’interprétation.


Le premier de ces quatuors avec piano, en sol mineur, n’ayant pas été retenu car selon Zimerman « trop connu, notamment dans l’orchestration qu’en fit Arnold Schoenberg en 1937 »... gageons qu’il ne tardera pas à faire l’objet d’un enregistrement ultérieur. Cela ne serait que justice rendue au compositeur.


Olivier Brunel

 

 

 

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