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05/24/2010
Robert Schumann : Trios pour piano, violon et violoncelle n°1, opus 63, n°2, opus 80 et n°3, opus 110 – Fantasiestücke, opus 88 – Six pièces en canon, opus 56
Eric Le Sage (piano), Gordan Nikolitch (violon), Christophe Coin (violoncelle), Paul Meyer (clarinette)
Enregistré à la Salle philharmonique de Liège (août et novembre 2009) – 122’56
Double album Alpha 158 (distribué par Harmonia mundi et Outhere [Benelux])





Le neuvième volume de la série qu’Alpha consacre à la musique pour piano et de chambre de Robert Schumann, et qui s’achève en principe en cette année du bicentenaire, a cette fois-ci été enregistré à la Salle philharmonique de Liège. Si la notice, rédigée en français et en anglais, présente ce lieu et divulgue des informations techniques, y compris les dimensions, du Steinway d’Eric Le Sage, il n’en va pas de même des violon, violoncelle et clarinette utilisés à cette occasion. Compte tenu de la politique éditoriale à laquelle se tient ce label (digipack élégant, texte au style toujours aussi recherché de Brigitte François-Sappey, port folio illustrant les séances de travail, commentaire érudit du tableau choisi pour la couverture), cette lacune, au demeurant secondaire, ne saurait être passée sous silence. Plus étonnante constitue l’absence de biographie du pianiste, un des artisans de cette collection intéressante à suivre, ainsi que de ses excellents compagnons de route.


Aucune individualité ne se dégage dans les Trios pour piano, violon et violoncelle (1847-1851) ce qui assure l’équilibre et la cohésion de cette version davantage axée sur la vérité expressive que sur le beau son (vibrato parcimonieux, accents parfois rudes). Portés par un élan irrésistible, Eric Le Sage, Gordan Nikolitch et Christophe Coin en livrent une lecture tantôt vivante, voire véhémente (Premier Trio), tantôt concentrée et burinée (Deuxième) mais en permanence consciencieusement élaborée comme dans l’insaisissable Troisième. La dynamique ne fléchit à aucun moment, l’articulation fait l’objet d’un soin particulier et les grands élans passionnés ne manquent pas. Il est toutefois permis de regretter une matière aussi brute, le violoniste produisant une sonorité plutôt rude en comparaison avec celle du violoncelliste.


Un des mérites de cette série est de partir à la découverte de pièces moins connues ou de moindre portée comme les Fantasiestücke (1842 mais édités en 1850) que Schumann composa sous le charme de l’Opus 49 de Mendelssohn, et les Six pièces en canon (1845) que Kirchner adapta pour piano, violon (remplacé ici par la clarinette savoureusement jouée par Paul Meyer) et violoncelle. Evoquant clairement Bach au début, ces dernières deviennent par la suite typiquement schumanniennes tandis que l’alliage des timbres annonce Brahms.


Le site d’Eric Le Sage
Le site de Paul Meyer


Sébastien Foucart

 

 

 

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