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Diva Opera qui pleure

Brive
Voutezac (Château du Saillant)
08/09/2013 -  et 6 (London), 14 (Lulworth), 20 (London), 25 (St James, Guernsey), 29 (Oakford) juin, 6 (Wells-next-the-Sea), 16 (St Lawrence, Jersey) juillet, 4 (Hardelot), 6 (Cormeilles), 11* (Voutezac), 24, 25 (Saint-Jean-Cap-Ferrat) août, 15 (Henley-on-Thames), 21 (Le-Pin-au-Haras) septembre, 2 octobre (London) 2013
Giuseppe Verdi : La traviata

Laura Parfitt (Violetta Valéry), Louise Mott (Flora Bervoix), Pauline Birchall (Annina), Ashley Catling (Alfredo Germont), Eddie Wade (Giorgio Germont), Lawrence Olsworth-Peter (Gastone), Adrian Powter (Il Barone Douphol), Daniel Howard (Il Marchese d’Obigny), Freddie Tong (Dottor Grenvil), John-Colyn Gyeantey (Giuseppe), Elizabeth Karani, Laura Kelly, Catharine Rogers (chœur)
Bryan Evans (piano, direction musicale)
David Edwards (mise en scène), Colin Mayes (décors), Louise Casettari (costumes), James Lye (lumières), Jenny Weston (chorégraphie)


E. Wade


Comme de coutume, au lendemain de Diva Opera qui rit, avec Le Barbier de Séville, c’est Diva Opera qui pleure, cette année avec La Traviata (1853): après Falstaff en 2010 et Rigoletto en 2011, la compagnie anglaise n’a pas besoin du prétexte du bicentenaire pour célébrer Verdi. Utiliser peu mais suggérer beaucoup, telle pourrait être sa devise: voilages, hauts chandeliers, chevalet, tableaux, chaises et masques suffisent à définir le salon mondain, la maison ou l’appartement. Sans chercher midi à quatorze heures, les costumes de Louise Casettari situent clairement les personnages dans leur époque. Selon un procédé désormais assez banal, le concept de mise en scène de David Edwards se borne à évoquer, durant le Prélude du premier acte, le regard rétrospectif d’Alfredo sur les événements que l’opéra va narrer, mais la direction d’acteurs est solide et les chorégraphies de Jenny Weston parviennent à faire évoluer jusqu’à douze personnes sur la scène de 20 mètres carrés.


Diva Opera est une vraie troupe: les premiers rôles de la veille sont les comprimari d’aujourd’hui – Almaviva, Bartolo et Basile deviennent respectivement le serviteur de Violetta, le baron Douphol et le docteur Grenvil – tandis que Rosine et Berta se contentent d’un emploi de «choriste» – entre guillemets, s’agissant d’un «chœur» de neuf chanteurs. Mais les premiers rôles, cette fois-ci, déçoivent. La Galloise Laura Parfitt a les mêmes défauts qu’en Tosca l’an passé – tendance à crier et vibrato envahissant – et y ajoute un timbre peu agréable, une fiabilité insuffisante et des aigus trop durs. Lui aussi assez piètre comédien, Ashley Catling n’est guère plus convaincant en Alfredo, avec une voix dont le caractère nasal devient souvent déplaisant, quand ce ne sont pas portamenti et effets faciles.


Le Germont d’Eddie Wade, excellent Rigoletto voici deux ans, offre heureusement une parfaite antithèse à ce malcanto: exactitude stylistique, noblesse du chant, sens des nuances et, en prime, présence scénique – une leçon à retenir pour ses deux plus jeunes camarades. Parmi les rôles secondaires, la Flora très honnête de Louise Mott paraît préférable à l’Annina bien fatiguée de Pauline Birchall. Et il ne faudrait pas oublier le toujours discret et efficace fondateur et directeur musical de Diva Opera, Bryan Evans, au piano peut-être moins subtil que la veille dans Rossini, mais continuant de jouer imperturbablement dans le noir quand une panne de courant manque d’interrompre le chœur des bohémiennes.


Le site d’Eddie Wade
Le site de Louise Mott
Le site de Pauline Birchall



Simon Corley

 

 

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