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Tosca de tréteaux

Brive
Voutezac (Château du Saillant)
08/10/2012 -  et 13 (London), 19 (St James, Guernsey) juin, 1er (Oakford), 5 (Lulworth), 7 (Great Haseley), 10, 12 (St Lawrence, Jersey), 21 (Wells-next-the-Sea) juillet, 18, 19 (Saint-Jean-Cap-Ferrat) août, 9 (Henley upon Thames), 15 (Le-Pin-au-Haras), 20 (London) septembre, 6 octobre (Maisons-Laffitte) 2012
Giacomo Puccini : Tosca

Laura Parfitt (Floria Tosca), Michael Bracegirdle (Mario Cavaradossi), Changhan Lim (Il barone Scarpia), Adrian Powter (Cesare Angelotti, Un carcierere), Richard Mitham (Il sagrestano), Kevin Jones (Spoletta), Daniel Howard (Sciarrone), Rosanne Havel (Un pastore), Rosanne Havel, Laura Kelly, Cathy Bell (Chœur)
Bryan Evans (piano, direction musicale)
David Edwards (mise en scène), Cordelia Chisholm (décors, costumes), Nicola Jackson, Louise Cassettari (costumes), Christopher Marsh-Hilfiker (lumières)




Jean-Jacques Kantorow, Simone Kermes, Laurent Korcia, Paul Meyer, Jean-Frédéric Neuburger, Zhu Xiao-Mei, les sœurs Nemtanu, le Trio Chausson, le Quatuor Modigliani, le chœur de chambre Les Eléments, le Concerto Köln, l’Orchestre de chambre de Toulouse: voilà une affiche qui ferait pâlir bien des festivals, mais celui de la Vézère reste un secret (trop) bien gardé. Toujours présidé par Isabelle de Lasteyrie du Saillant, il en est pourtant déjà parvenu à sa trente-deuxième édition, qui se déroule comme de coutume, du 12 juillet au 24 août, à Brive-la-Gaillarde et, surtout, dans les églises environnantes, tout au long du cours corrézien de la rivière. Attendu chaque année avec impatience, l’un des temps forts de cette manifestation est la venue de Diva Opera dans le cadre idyllique du château du Saillant, qui devient alors une sortie de petit Glyndebourne (première manière) limousin. Et cet été, le bonheur est complet car la compagnie britannique s’arrête pour trois soirées, au lieu des deux habituelles, au cours desquelles elle présente ses deux nouvelles productions.


Entourée de deux représentations de La Flûte enchantée, Tosca (1900) témoigne une fois de plus de l’inventivité de cet opéra de poche ambulant. La parcimonie des moyens mis en œuvre n’y est jamais misérabiliste ou routinière: un grand soin est apporté aux costumes 1800 et s’il ne fait pas du Warlikowski ou du Marthaler, le metteur en scène David Edwards propose une lecture un tant soit peu originale du livret. Non seulement la direction d’acteurs ne peut tricher dans un espace de 20 mètres carrés, mais des images fortes se détachent: ces personnages figés comme autant de peintures ou sculptures des églises et palais romains et cet angelot, qui n’a rien d’un putto baroque mais a plutôt pour office d’apposer la marque du destin lorsque le drame se noue. Le décor – unique, bien sûr – de Cordelia Chisholm n’a pas besoin de beaucoup d’artifices pour évoquer l’église, le bureau du chef de la police ou le fort Saint-Ange: table, piédestaux servant également de sièges et cadres d’un triptyque dont l’élément central, entouré de rideaux, ouvre, au deuxième acte, sur la salle de torture.


Pas d’orchestre, bien sûr, mais un directeur musical, Bryan Evans, le fondateur de Diva Opera, qui fait vivre toute la partition au piano, aidé, comme la production ne recule devant aucune dépense somptuaire, par les cloches, tambour et coups de canon. Vocalement, c’est le Scarpia du baryton coréen Changhan Lim (né en 1979), finaliste au concours Reine Elisabeth en 2008 et pensionnaire du centre de formation de Covent Garden, qui domine, exemplaire de tenue, de diction et de lyrisme. Nonobstant un timbre extrêmement nasal au point d’en être parfois déplaisant, Michael Bracegirdle s’impose en Mario par son abattage et par sa justesse. Laura Parfitt tend à crier et à verser trop facilement dans le mélo et le vibrato, mais sait conférer à sa Tosca une belle variété de registres expressifs. Parmi les comprimari, l’Angelotti d’Adrian Powter convainc davantage que le sacristain de Richard Mitham, mais il n’y a pas plus craquant que les enfants de chœur au premier acte, réduits ici à un trio, dans leurs tuniques rouges (calottes assorties) et surplis blancs.


Le site du festival de la Vézère
Le site de Diva Opera



Simon Corley

 

 

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