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Itinéraire d’un violon gâté Vendée Logis de la Chabotterie 08/08/2010 - et 19 septembre (Chérence), 13, 14, 15, 16, 17, 19, 20, 21 (Angoulême), 22 (La Couronne), 23 (Ruelle), 24 (Chalais), 26 (Soyaux), 27 (Brie), 28 (Montenbœuf), 30 (Gond Pontouvre), 31 (Fléac) octobre, 2 (Roumazières-Loubert), 3 (L’Isle d’Espagnac), 5 (Saint-Yrieix), 6 (Linars), 8 (Puteaux), 10 (Saint-Saturnin), 13 (Ménerbes), 17 (Puymayen), 18 (Nersac), 20 (Moutiers), 24 (Gagny) novembre 2009, 2 (Reims), 12 (Unieux) mars, 7 mai (Montbron), 18 juillet (Lançon-de-Provence), 1er (Le Chalard), 2 (Journiac) août, 17 (Paris), 24 (Bourges), 28, 29 (Le Bourget) septembre 2010, 12, 13 (Creil), 18, 19 (Bordeaux), 24, 25 (Creil) mars 2011 Œuvres de Vivaldi, Bach, Leclair, Paganini, Joachim, Ysaÿe, Kreisler, Bacri et Milstein
Amanda Favier (violon)

Les belles choses méritent qu’on fasse un effort pour elles. TGV de Paris à Nantes, TER de Nantes à Montaigu en Vendée et voiture de Montaigu au Logis de la Chabotterie, pour une après-midi de rêve autour du violon.
Cela commence par Les Quatre Saisons, jouées en plein air pour un public nombreux et varié dans le parc du Logis, lieu hautement historique de la Vendée près duquel a été arrêté le général Charette, le «roi de la Vendée», en 1796. La version choisie est celle pour violon et un quatuor à cordes, constitué de Philippe Villafranca, Ryoko Yano, Cécile Grenier et Ingrid Schoenlaub. Pas de grandes innovations de style et gêne dans le premier mouvement de «L’Hiver», où l’orchestre manque cruellement, mais excellent pour ce public, non mélomane (à juger par les applaudissements intempestifs). Suit une réunion en salle avec un public de connaisseurs, où la soliste, un luthier (Pierre Cardot) et Hugo Reyne, directeur musical de ce festival de musique baroque, parlent du violon baroque face au violon moderne. Le public est passionné et intervient dans le débat par des questions et des témoignages.
On termine l’après-midi par une heure pendant laquelle Amanda Favier raconte l’histoire de son violon, un Matteo Goffriler (1723) de l’école de lutherie de Venise, passé entre des mains de violonistes illustres, histoire ponctuée de morceaux (le premier mouvement de la Première sonate de Bach, un Caprice de Paganini, une cadence Joachim pour un concerto de Mozart, un mouvement d’une sonate d’Ysaÿe, une œuvre de Kreisler, deux pièce, Méditation et Renaissance, de Nicolas Bacri et le brillant Paganiniana de Milstein). Technique parfaite, musicalité omniprésente et discours intelligent et passionnant. Amanda Favier est une violoniste «pas comme les autres». Le plus touchant, peut-être, est ce sentiment d’un amour sans bornes pour le violon en général et pour son violon en particulier.
Même effort pour le chemin du retour mais largement facilité par ce sentiment, pas si fréquent, d’avoir passé un grand moment de musique.
Le site de Musiques à la Chabotterie
Le site d’Amanda Favier
Benjamin Duvshani
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