About us / Contact

The Classical Music Network

Monaco

Europe : Paris, Londn, Zurich, Geneva, Strasbourg, Bruxelles, Gent
America : New York, San Francisco, Montreal                       WORLD


Newsletter
Your email :

 

Back

Le Falla de la Parra

Monaco
Monte-Carlo (Auditorium Rainier III)
05/07/2023 -  
Carlos Chávez : Symphonie n° 2 « Sinfonía India »
Joaquín Rodrigo : Concierto de Aranjuez
Manuel de Falla : El sombrero de tres picos (Suite n° 2)
Silvestre Revueltas : Sensemayá
Yamandu Costa : Ilhas concertantes (*)
José Pablo Moncayo : Huapango

Yamandu Costa (*), Rafael Aguirre (guitare)
Orchestre philharmonique de Monte‑Carlo, Alondra de la Parra (direction)


A. de la Parra (© Orchestre philharmonique de Monte‑Carlo)


Il faut la voir, dressée à son pupitre devant l’orchestre, baguette en avant, cheveux au vent : elle est la Liberté guidant le peuple ! La cheffe mexicaine Alondra de la Parra a belle allure à la tête des musiciens du Philharmonique de Monte‑Carlo. Et ceux‑ci se rangent comme un seul homme sous sa baguette pour faire éclater en feu d’artifice des danses du Tricorne de Falla. Il n’en fallut pas plus pour mettre la salle debout, lors du dernier concert à Monaco. On se souviendra du Falla de la Parra !


Mais il n’y eut pas que cela. On eut droit également à trois œuvres de compositeurs mexicains. Si l’on écarte un Huapango de peu d’intérêt de Moncayo (le huapango est un dérivé du fandango espagnol), les deux autres œuvres avaient du sang et du sens : la Sinfonía India de Chávez, toute en couleurs et contrastes, fondée sur trois thèmes indiens originaux, jouant sur un mélange de rythmes binaires et ternaires, et, surtout, le captivant poème symphonique Sensemayá de Revueltas. Cette œuvre, courte et dense, présente une sorte de formidable ostinato imaginé sur le rythme des syllabes « mayombé-bombé » d’un poème cubain racontant le sacrifice rituel d’une couleuvre.


Les Iles concertantes, que nous pourrions qualifier de musique d’ambiance évoquant trois îles du Brésil, des Canaries et d’Argentine, furent défendues en soliste par son compositeur lui‑même, Yamandu Costa, qui est une star de la guitare au Brésil. Il fit cela avec tant de panache et de conviction qu’il mit, lui aussi, la salle debout.


Mais le sommet musical de la soirée fut le Concerto d’Aranjuez interprété à la perfection par un autre guitariste, Rafael Aguirre et par l’orchestre monégasque (cor anglais : Jean‑Marc Jourdin). Côté soliste comme côté orchestre, il semblait difficile de faire plus musical, plus soigné, plus délicat, plus inspiré. Un Aranjuez idéal !



André Peyrègne

 

 

Copyright ©ConcertoNet.com