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A la mémoire des victimes de la synagogue de Pittsburgh

Boston
Symphony Hall
10/25/2018 -  et 26, 27, 30* octobre 2018
Maija Einfelde: Lux aeterna (*)
Gustav Mahler:Symphonie n° 2 « Résurrection »

Ying Fang (soprano), Barbara Fink (mezzo-Soprano)
Tanglewood Festival Chorus, James Burton (chef de chœur), Boston Symphony Orchestra, James Burton (*), Andris Nelsons (direction)


Avant de se lancer dans la lecture de la Symphonie « Résurrection » de Mahler, Andris Nelsons a laissé la place à James Burton, chef du Chœur du Festival de Tanglewood pour une courte œuvre de Maika Einfelde, compositeur lettonne, pour chœur et crotales, une courte pièce utilisant avec subtilité les voix aiguës en trouvant des harmoniques originales.


Plus fondamentalement, avant de se lancer dans la lecture de la Symphonie « Résurrection » de Mahler, Nelsons a pris la parole pour annoncer que ce concert était dédié à la mémoire des victimes de la synagogue « Tree of Life » de Pittsburgh et demander une minute de silence.


Nelsons et ses musiciens bostoniens nous ont montré durant l’été (voir ici, ici et ici) leurs affinités avec la musique de Mahler. La lecture que donne Nelsons n’est ni sentimentale comme le faisait un Bernstein, ni moderniste comme le fait un Rattle. C’est une vision dramatique et tendue qui convient particulièrement bien à l’Allegro maestoso initial et au Finale tandis que les deuxième et troisième mouvements pèchent un peu par un certain manque de charme probablement assumé. Ce Mahler a souffert et lutte et nous rappelle les extraordinaires enregistrements que ces musiciens nous ont donnés dans la musique de Chostakovitch.


A part quelques petits décalages dans les terribles triolets de l’Andante moderato, le niveau instrumental est très élevé. Il faut souligner la qualité de la flûtiste solo ainsi que d’un pupitre de trompettes éblouissant. Les cordes ont une dynamique de grande qualité. Si l’allemand n’est pas la langue maternelle des musiciens du Chœur du Festival de Tanglewood, ils compensent en sonnant avec des couleurs fortes. Soulignons à nouveau à quel point le Symphony Hall possède une des plus belles acoustiques qui soient au monde.


Mais peut-être à nouveau, ce qui émeut le plus est de voir qu’en une période troublée où tant de factions s’opposent et se déchirent, où des déséquilibrés font couler le sang, que la musique et ses serviteurs ont le talent, la force et l’universalité pour réunir tous et toutes et faire partager le même émerveillement et les mêmes idéaux.



Antoine Lévy-Leboyer

 

 

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