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08/19/2011
Robert Schumann : Sonates pour piano n° 1, opus 11, et n° 2, opus 22 – Myrthen: «Widmung», opus 25 n° 1 – Liederkreis: «Frühlingsnacht», opus 39 n° 12 (transcriptions Liszt)

Christian Chamorel (piano)
Enregistré à la salle de Châtonneyre, Corseaux, Suisse (22, 23 et 25 novembre 2010) – 54’06
Alphée 1105019 (distribué par Intégral) – Notice de présentation en français, anglais et allemand





Le dernier disque de Christian Chamorel (né en 1979) confirme l’impression très positive laissée par ses enregistrements lisztiens. Pourtant, si ces derniers mettaient au jour un refus de la rapidité, un toucher très appuyé qui menaçait de devenir trop sonore et en venait à malmener la ligne de chant, c’est exactement le défaut inverse que l’on entend dans ce nouvel album consacré à Schumann. Un choix pleinement assumé par le pianiste suisse, qui s’en explique longuement dans la notice. Cependant, la rapidité du discours flétrit quelque peu la poésie des lieder transcrits par Liszt, particulièrement dans Widmung, où l’on regrette la légèreté d’une frappe plus mendelssohnienne que lisztienne. D’un intérêt très supérieur, les Sonates souffrent également de ce geste trop gracile et de ses tempos véloces. Ainsi de la Première, cohérente et maîtrisée en moins de trente minutes, mais presque triviale (le Scherzo par exemple) et à laquelle fait défaut la puissance de conviction du toucher d’airain d’un Pollini. En dix-huit minutes environ, laDeuxième semble également affectée d’un caractère par moments anodin (Andantino) – notamment en regard des bombes signées Argerich, Collard ou Engerer. Mais la plus-value évidente de cette approche est que les deux chefs-d’œuvre de Schumann sont comme allégés et rafraîchis par une interprétation souple et aérienne (So rasch wie möglich) qui culmine dans l’urgence du Presto de l’Opus 22 (interprété dans sa version d’origine et rendu avec conviction et brio). Le disque peut ainsi être appréhendé comme un intéressant complément aux références de la discographie. Mais si l’on sent le talent – immense – qui affleure sous les doigts de Christian Chamorel, l’on attend encore le disque qui en confirmera l’accomplissement.


Le site de Christian Chamorel


Gilles d’Heyres

 

 

 

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