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03/04/2011
Max Reger : Aria de la Suite en la mineur, opus 103a – Romance en la mineur (transcrit par Richard Lange) – Caprice en si mineur, opus 79e n°1 – Herzenstausch, opus 76 n°5 (transcrit par Folkmar Längin) – Wenn die Linde blüth, opus 76 n°4 (transcrit par Folkmar Längin) – Mariä Wiegenlied, opus 76 (transcrit par Folkmar Längin) – Caprice en la mineur – Kleine Romanze, opus 79e n°2 – Romance en sol majeur – Wiegenlied, opus 79d n°1 – Sonates pour violoncelle et piano n°1, opus 5, n°2, opus 28, n°3, opus 78, et n°4, opus 116 – Suites pour violoncelle, opus 131c n°1 à 3 – Symphonische Fantasie, opus 57 (transcription de Robert Engl)
Alexandre Kniazev (violoncelle), Edouard Oganessian (piano)
Enregistré à Aulnay-sous-Bois (septembre 1997) et en l’Eglise Saint-Marcel, Paris (août 2008 et mai 2009) – 219’02
Coffret de trois disques Saphir productions LVC 001103





Saphir productions réédite les Sonates pour violoncelle et piano de Reger (1873-1916) enregistrées en 1997 par Alexandre Kniazev et Edouard Oganessian, en les empaquetant avec le reste de la production pour violoncelle et piano, gravé onze ans plus tard par les mêmes interprètes. Pédagogiquement découpée («Reger et son image», «Quelques repères biographiques», «Les œuvres»), la notice, trilingue, regrette à juste titre l’injuste méconnaissance doublée de préjugés dont est victime ce compositeur. Le corpus illustre deux axes de son langage : l’influence de Brahms et le chromatisme postwagnérien d’une part (Sonates, Fantaisie symphonique), le néobaroque incarné par la figure de Bach, d’autre part (Suites).


Le premier disque débute par dix ravissantes miniatures, la plupart ne dépassant pas deux minutes : autant de bis potentiels pour les violoncellistes en mal d’imagination. Le ton alterne joie, passion, intimité et délicatesse, ce qui ne correspond pas à l’image que d’aucun se font de ce musicien complexe. Les (longues) Sonates pour violoncelle et piano (1892, 1898, 1904, 1910) illustrent l’évolution de l’écriture, brahmsienne dans la conflictuelle Première (aux idées foisonnantes mais canalisées avec maladresse), plus décantée dans la magnifique Quatrième qui devrait figurer au répertoire de tout violoncelliste, au même titre que les deux Sonates de Brahms. Par rapport à celle qui la précède, la Deuxième est plus ordonnée et ramassée tandis que Reger s’ouvre à un langage plus personnel dans le Troisième. La transcription par Robert Engl de la Fantaisie symphonique, à l’origine conçue pour l’orgue, mérite le détour : musique chromatique, véhémente, passionnée, tantôt violente, tantôt contenue.


Les trois Suites (1914-1915) ressemblent parfois à s’y méprendre à du Bach – il serait intéressant de les alterner au concert – et nécessitent tact et souplesse, ce à quoi répond Alexandre Kniazev. Valorisé par une prise de son remarquable de présence, au point d’entendre les respirations, le violoncelliste et Edouard Oganessian offrent une sonorité de toute beauté et défendent ces pages avec conviction et maîtrise (précision, construction). Le premier développe un langage chaleureux, profond et d’une longueur d’archet impressionnante tandis que le second l’accompagne avec imagination. Tous deux rehaussent l’intérêt déjà grand de cette musique rare et qu’il paraît difficile de défendre encore mieux.


Le site d’Alexandre Kniazev


Sébastien Foucart

 

 

 

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