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12/21/2009
Richard Wagner : Ouverture et Bacchanale, extraits de «Tannhäuser» – Prélude de l’acte I et Prélude de l’acte III, extraits de «Lohengrin» – La Chevauchée des Walkyries, extraite de «Die Walküre» – Voyage de Siegfried sur le Rhin (adaptation d’Engelbert Humperdinck) et Marche funèbre, extraits de «Götterdämmerung»

Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks, Mariss Jansons (direction)
Enregistré en concert au Kunst- und Kulturzentrum de Lucerne (16 mars 2009) – 63’41
Sony 88697549312 – Notice de présentation trilingue (français, anglais, allemand)






Mariss Jansons a beau nous y avoir habitué (voir ici), on reste abasourdi par la qualité instrumentale des musiciens de l’Orchestre symphonique de la Radio bavaroise dans ces extraits d’opéras de Richard Wagner. Cette débauche d’arpèges, ces attaques sans faille et sans vulgarité, cette manière altière de poser les notes sans une once d’hésitation impressionnent d’autant plus que cette performance discographique est l’écho d’un concert unique et apparemment non retouché. Finesse du toucher (des cordes de rêve) tout autant que finesse d’attaque (des cuivres d’airain) caractérisent ainsi les préludes des premier et troisième actes de Lohengrin, idéalement baignés de lumière et de brume. Dans les extraits de Tannhäuser, le sens de l’articulation du chef letton et sa maîtrise du tempo donnent à l’Ouverture une sorte de noblesse sage, qui contraste intelligemment avec l’incendie instrumental de la «Bacchanale», l’arrivée au Venusberg évoquant immanquablement celle de Siegfried sur le Rocher de Brünnhilde (à l’acte III de Siegfried).


Des aventures du héros du Ring, Mariss Jansons retient toutefois deux autres épisodes : ceux du «Voyage de Siegfried sur le Rhin» – entrepris avec détermination et implication – et de la «Marche funèbre» – appréhendée avec noirceur et grandeur, émotion et dignité. Dans les deux cas, le chef d’orchestre confirme ses qualités d’architecte et fait espérer une Tétralogie intégrale. Ainsi meurt-on d’envie de suivre le fil de l’acte III de La Walkyrie quand on entend ce que Jansons fait d’un passage aussi rabâché que «La Chevauchée des Walkyries» et auquel il apporte mobilité, passion et sens de l’articulation (fort de cordes vibrantes et de cuivres aussi légers que percutants). C’est bien là la seule faiblesse de ce disque : n’être que le reflet du Gesamkunstwerk de Richard Wagner. Ce florilège de célèbres pages orchestrales wagnériennes est certainement un des meilleurs du marché – supérieur, par exemple, au précédent essai de Mariss Jansons (avec le Philharmonique d’Oslo chez EMI). Mais cela reste un «best of»…


Le site de l’Orchestre symphonique de la Radio bavaroise


Gilles d’Heyres

 

 

 

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